APTE est spécialisé dans : l’éducation à l’image, l’éducation aux médias, la formation aux usages de l’Internet, la visualisation de l’information...
Un petit abécédaire permettant d’interroger les pratiques dans le champ de la formation aux images, à l’audiovisuel, au multimédia, aux médias...
Petit abécédaire à l’usage des éducateurs qui veulent mettre tout plein d’images dans leurs poches (avec un peu de pédagogie autour)…
A comme art.
Il faudrait éviter de s’arrêter à Chaplin. Les arts de l’image se sont diversifiés. Il y a, dans la création artistique contemporaine, de nombreuses œuvres propres à nous émouvoir, à nous faire réfléchir... Vous connaissez Bill Viola, Nicole et Norbert Corsino ? Allons vers l’art vidéo, le web’art, toute la création numérique…
B comme banal.
Il est tentant de travailler sur les images les plus spectaculaires fournies par l’espace médiatique (celles de tours détruites par des avions par exemple !). Mais n’est-il pas encore plus nécessaire de travailler sur les images les plus banales, celles du quotidien, celles qu’on regarde sans y prendre garde, celles qui ne seront commentées par personne ?
C comme consommateur, C comme citoyen.
Eduquer aux médias, c’est finalement choisir de former des citoyens plutôt que des consommateurs.
C comme corps.
Certains enfants utilisent largement le corps pour mieux “ digérer ” les images qu’ils voient. Laissons les jouer et rejouer les scènes qu’ils ont vues. Mieux, inventons avec eux toutes sortes de jeux…
C comme court et comme consignes.
Mettons au point de courtes activités, bien ciblées, avec des consignes précises qui permettent aux participants de prendre conscience de certains aspects de la communication par l’image et le son.
C comme culture.
De quoi les jeunes ont-ils besoin pour mieux lire les images (et décoder les discours qu’elles sous-tendent ou accompagnent) ? De repères culturels avant toute chose (repères historiques, politiques, scientifiques, sociologiques…la liste peut être longue !).
D comme discours.
Rangeons nos discours sur la télévision, sur le multimédia. Les jeunes ne nous suivent pas. Proposons-leur de “ faire ”, de découvrir et de réfléchir par eux-mêmes.
E comme économie.
Si l’on n’intègre pas les aspects économiques dans l’éducation à l’image et aux médias, on prend le risque de ne rien comprendre, de ne rien éclairer du tout…
E comme éducation populaire.
L’éducation à l’image ne relève-t-elle pas de l’éducation populaire ?
F comme formation.
Plus on est formé, plus on est à l’aise… Mais il est inutile d’attendre d’avoir suivi 10 années d’études sémiologiques pour commencer à prendre en compte le vécu médiatique des jeunes…
H comme héros.
Dans nos sociétés, ce sont maintenant les médias qui fabriquent les héros. Qui sont donc les nouveaux héros, les nouveaux modèles ? Allons y voir de plus près. Démontons, avec les jeunes, quelques mécanismes.
Laissons I comme image, I comme icône…
I comme Internet.
Tout le monde connaît les start-up de l’Internet ? Qui connaît les coopératives du web ? Qui se charge de faire percevoir les différences entre les sites institutionnels, les sites marchands, les sites non-marchands ?
L comme liens.
On sait maintenant que les enfants qui tirent le meilleur parti de leur fréquentation des médias sont ceux que quelqu’un (parent, frère, sœur…) aide à établir des connexions entre les choses vues/entendues et l’expérience vécue ou les connaissances existantes… Quel est le rôle des professionnels de l’éducation lorsque cela ne se fait pas “ à la maison ” ?
M comme matériel.
Cessons de nous cacher derrière l’absence de matériel pour ne rien faire. On peut éduquer beaucoup avec peu de matériel.
O comme œuvre.
Il n’y a pas que la fréquentation des œuvres. Il faut aussi s’intéresser au “ tout-venant ” médiatique…
P comme professionnels.
C’est une illusion de croire qu’il suffit de laisser les professionnels de l’audiovisuel, du cinéma parler de leur métier pour développer le regard critique. C’est intéressant, mais ça ne suffit pas…
P comme piédestal ; P comme Panthéon.
Il ne faudrait pas s’en tenir aux œuvres reconnues ; allons vers le “ délaissé ”, la découverte, la diversité...
P comme produire.
Produire soi-même des images aide à prendre de la distance vis-à-vis des images des autres.
Q comme questions.
Attention. La pratique des médias est très différente d’un individu à l’autre… Posons-nous des questions sur notre propre pratique. Cessons de croire que nous savons tout de la pratique des autres. N’imaginons surtout pas les pratiques à partir des discours de chacun. Soyons prudents quand il s’agit de connaître les pratiques des enfants.
R comme radio.
La fréquentation de la radio est très forte chez les jeunes. Qui se soucie d’analyser avec eux la production radiophonique, de mettre en avant l’art radiophonique ? Qui leur permet d’expérimenter la radio ?
R comme réel, R comme représentation.
Ca tombe bien, ces 2 R. Ca nous permet de mettre le doigt sur ce qui est primordial dans l’éducation à l’image : faire percevoir que toute image est une construction, une représentation ; qu’il n’y a pas plus de réel dans un reportage que dans une fiction ; qu’il y a des choix, de la subjectivité, une vision des choses dans toutes les images…
S comme sources.
Qui parle ? C’est la question que l’on devrait toujours se poser lorsque l’on est en présence d’une image, d’un document audiovisuel, d’une page web, d’une information transmise par les médias…
T comme travelling.
Travelling, plongée, plan moyen, etc. Que faire de tout ce vocabulaire ? On constate qu’il prend parfois une place démesurée. Rendons lui sa vraie place… une toute petite place !
A critiquer, à suivre, à compléter…